04/05/2007

04/05/07 - 04:47

"Ma petite entreprise connait pas la crise"

Comme promis, voici un avis parmis tant d’autres sur les émissions du type « Star Academy » (j’ai honte d’avoir des diplômes après ça…).

Alors petit rappel pour les petits veinards qui auraient raté ces grands moments de télévision ;
Il s’agit d’émissions dans lesquelles on fait chanter tour à tour dans un casting (filmé ou pas) une concierge au doux accent de Lindasch De Sousach, un chômeur en fin de droit prêt à tout pour survivre, une cagole désireuse de quitter son BEP, et j’en passe, et des meilleurs. Jusqu’à présent ça peut aller (et encore…), mais viens très vite le moment clef du concept : enfermer toutes ces personnes après un tri organisé de manière pragmatique (sur le critère physique essentiellement) dans un loft, une villa, un château, méticuleusement aménagé au grès de la production (donc avec des cameras de partout). C’est dans ce bordel (« il faut appeler un chat un chat, et une foufoune une foufoune » Chantal Lauby) que vont vivre pendant plusieurs mois ces individus que rien ne semblait pouvoir réunir sauf leur carriérisme et leur exhibitionnisme. Naturellement, l’alibi de cette réunion est de former ces personnes au dur métier de « chanteur ».

Je vos entend d’ici me reprocher de tirer sur des ambulances… Mais avouez qu’on trouve rarement des ambulances aussi lucratives et bien défendues (ceci explique cela). Donc je vous propose un petit panorama des « arguments » utilisés par les « Gardiens du Temple » des « Radios crochets du XXI ème siècle » ;

- la star ac, la nouvelle star, ne sont qu’une actualisation du concept de radio crochet de nos grands parents. Ces émissions nous permettent de découvrir de nouveaux talents et de promouvoir la chanson française face aux « artistes » anglophones.
Si on vas jusqu’au bout de ce raisonnement, on peut considérer que moderniser les radios crochet reviendrai à exhiber le cul de la future Zazie sortant de la douche, ou de mettre en avant la colère du Gainsbourg de l’an 2005 suite au vol de son slip par le Jordy des temps nouveaux pendant qu’il se tapait une sègue dans le jacuzzi…
Pour info, le dernier vrai radio crochet réalisé à la télévision se nommait « graines de stars », la modernité venait simplement du fait qu’on ne cherchait pas à découvrir que des chanteurs, mais aussi des comiques, des imitateurs, etc.
Quant à la défense de la chanson française, elle se bornerait à la reprise d’émissions d’origine anglo-saxonnes…

- c’est grâce à ces programmes que l’industrie française du disque arrive encore à tenir tête au fléau du téléchargement ;
Houlaaaa ! Attention, ici on parle de gros sous ! Toutefois les premiers chanteurs français à avoir sorti des disques ne se plaignaient pas du fait que la très grande majorité de leurs fans, n’ayant pas les moyens de s’offrir les biens de luxes qu’étaient les disques à l’époque (et qui le sont encore aujourd’hui… comme c’est bizaaaaaaaaaaaaarre) se contentaient de reprendre leurs chansons dans des bars ou autres lieux publics pour le plaisir des mélomanes du quartier et ce sans leur verser le moindre droit d’auteurs. D’ailleurs, ces véritables artistes de l’époque ne se souciaient guère de gagner un million au lieu de 2 par disques, étant donné qu’ils ne faisaient pour la plupart pas ca pour l’argent. Face à cela, les britneys spears, et autres ricky martin passent pour des « enfants gâtés de la chanson », qui ont le culot de pleurnicher suite à la cession de leur 2gnd jet privé afin d’équilibrer leur budget que nous, consommateurs indisciplinés, avons osé diminué de 10% en tapotant leur noms sur quelques sites internet…
Quant à la résistance de l’industrie du disque française par la star ac, je dirais ceci : le métier d’un producteur de disque est de chercher de nouveaux talents, des individus qu’il iraient dénicher eux-mêmes dans la « France d’en bas ». Or, en faisant venir ces personnes devant un jury de connards payés pour pousser leurs jugements jusqu’à l’extrême pour captiver le telespectateur, puis en les cantonnant dans une prison ou ils seront humiliés et spoliés de leurs vie privée, ces producteurs instaurent une pression sur les futurs chanteurs de demain qui seront donc formatés aux besoins de la majorité.

Ce que nous visionnons sur TF1 et M6 n’est en conclusion rien d’autre qu’un processus d’anéantissement de la créativité dans le monde de la chanson. Les artistes sont triés pour répondre à certains canons, les survivants à ce tamis sont rabaissés au rang « d’objet de consommation chantant ». Aujourd’hui on peut acheter du michal comme on achète du fromage allégé : il s’agit de produits de conso de masse qui ne dérangent personne puisqu’ils ont étés prémachés et vidés de leurs saveurs, en plus, ils rentrent dans des cases donc c’est pratique pour les stocker !

Waouuu ! J’ose même pas me relire de peur de rencontrer le gauchiste qui sommeil en moi au travers de ces lignes ! Je sens qu’on vas beaucoup me reprocher cet article, j’en fait trop, c’est certain, mais sur le coup c’est eux qui ont commencé les premiers !

commentaires

06/11/07 - 20:01

Te sens-tu jamais utilisé ?
Prêt à l'emploi pour consommer ?
N'importe quoi
Pouvu qu'il soit
Encore leader sur le marché
Jenifer, Nolwenn, Gregory, Magalie, Ciryl
Directement sortis de l' usine
Le lendemain dans les vitrines
Rien que de la merde recyclée !!!

Si on regardait
COMMENT C'EST FAIT
D'un peu plus près
On ne se laisserait
Pas INFLUENCER ET EMBOBINER
Par l'à-peu-près
Si on regardait
cette MERDE
D'un peu plus près...

Je te dédis ceci :p

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